L'avis de RicochetMira, isolée dans sa classe parce qu’elle a une « tête à poux » se rapproche de Kevin qui porte d’incroyables pull over tricotés avec amour par sa grand-mère. C’est bien connu de nos jours, plus personne ne porte de tels vêtements, de sorte que les deux enfants se rapprochent, même si, et cela ennuie vraiment Mira, le père et la mère de Kevin tiennent une boucherie ! Mira déteste la viande… Karin Serres décrit ainsi l’univers complexe de l’école fait de solidarités, mais aussi de blessures, de commérages, d’exclusion. Le choix du tricot comme « petit rien » et marqueur sociologique fait preuve d’originalité d’autant que la détérioration des pulls marque le temps qui passe. Mira est confrontée à la vieillesse de l’adorable Mamy qui bouscule ses idées établies sur la boucherie, et les stéréotypes qui vont avec… Le fil du tricot rejoint comme le veut la tradition des Parques fileuses, celui de la vie et de la mort. On est touché par ce roman grave et doux, alertement illustré en noir et blanc Danielle Bertrand Voir la chronique de Danielle Bertrand
L'éditeur : RouergueLe département jeunesse des éditions du Rouergue a été créé en 1994 par Olivier Douzou juste après la parution de son premier album, Jojo la Mache. Auparavant, Olivier Douzou, alors salarié d'une agence de graphisme parisienne, avait réalisé la mise en page de plusieurs ouvrages des éditions du... |