L'avis de Ricochet« dans le noir, je savais que c’était là, en dessous. Je n’osais plus bouger. » cet indéfini terrible, c’est la pieuvre que la narratrice de l’album va apprivoiser peu à peu. D’ailleurs la figuration de l’horrible évolue de page en page, « truc » indistinct, puis « chose » dotée d’un œil énorme au milieu du chaos pour arriver à la PIEUVRE GEANTE. Le propos classique de la peur du noir est traité avec beaucoup d’humour. La fillette délurée qui raconte sa peur, la met en scène et joue délicieusement avec elle. La pieuvre, source de frayeur, l’est aussi de plaisir et les tentacules ne l’étouffent pas, au contraire l’enfant sait en jouer. L’illustration crée la surprise, le tête-à-tête entre les deux protagonistes est accompagné à chaque page par trois cyclistes énigmatiques , un nageur …Le dessin crayonné, pour la chevelure, la pieuvre cohabite avec les couleurs aigrelettes et le parti-pris décoratif des tissus, les perspectives chahutées créent une sensation de liberté poétique, loufoque où même les chaussettes vivent leur vie ! Très réjouissant … Danielle Bertrand Voir la chronique de Danielle Bertrand
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