L'avis de Ricochet« Il est des objets mystérieux, liés au destin, qu’on ne connaît jamais complètement. Le miroir de la liberté est de ceux-là… » Son histoire commence en Afrique, Imaoma le sculpte et l’offre à sa femme Atima. Plus tard, on le retrouve en Amérique du Sud, dans les mains de leur fille, Atima Imaoma, enlevée en Afrique et vendue comme esclave. Plus tard encore, le miroir sera confié au général San Martin, puis vendu à un jeune violoniste prodige…
Ce roman puise son originalité dans son héros : un objet. Comme dans le film « Le violon rouge » de François Girard, cet objet passe de main en main, de continent en continent, participant un peu de la grande Histoire, celle de l’esclavage, de la guerre d’indépendance de l’Amérique du Sud. Dans une société du tout consommable, ce roman rappelle que les objets aussi peuvent avoir une histoire et une grande valeur, même usés, surtout usés.
L’originalité du roman réside aussi dans l’écriture, très poétique et très rythmé. Ce style lui donne des airs de conte, et donne envie de le lire à haute voix : « Tout commence par une soirée rouge et poussiéreuse, traversée par un troupeau de zèbres. Un paysage étendu dans sa propre solitude. Un monde qui peur ressembler de loin à un dessins, mais fait de chair et d’os. De soif et de musique. Le vent nous apporte un son « Tam… Tam, tam. Tam… Tam, tam.””
Liliana Bodoc, auteur de la Saga des Confins, nous livre ici un beau roman, sensible et ciselé.
Cécile Gaultier Voir la chronique de Cécile Gaultier
Brève présentation par l'éditeurAfrique, fin du XVIIIe siècle. À l’occasion de leurs noces, Imaoma offre à Atima un miroir au cadre d’ébène, grand comme la paume de la main. Lorsque leur fille, Atima Imaoma, est enlevée par les hommes blancs, sa mère a tout juste le temps de passer le miroir autour de son cou...
Un très joli roman où alternent des bribes d’histoires de chaque personnages gravitant autour du miroir.Liliana Bodoc vit en Argentine. Elle a étudié la littérature à l’université et l’a ensuite enseignée. Elle a également collaboré à l’écriture de pièces de théâtre. Elle est l’auteur de La Saga des Confins, dont les trois tomes ont été publiés au Seuil (coédition Seuil/Métailié).L'éditeur : Seuil JeunesseCréées en 1935 par le publicitaire Henri Sjöberg, les éditions du Seuil n'ont jusqu'en 1945 qu'une activité restreinte. Dès 1945, la parution du Journal d'un prêtre-ouvrier en Allemagne d'Henri Perrin marque la maison. Les éditions se spécialiseront dans les sciences humaines (revue Esprit... |