L'avis de RicochetA la suite d'un accident dans les escaliers du lycée, Naomi perd la mémoire des quatre dernières années. Elle tente de se réhabituer à sa vie « d'avant », mais se rend compte qu'elle a beaucoup changé...
Dans son précédent roman, Une Vie ailleurs, Gabrielle Zevin mettait en scène une jeune fille décédée et brodait une interrogation sur la mort, le destin... avec un fond fantastique très imaginatif. L'histoire de Naomi aborde peu ou prou le même thème, mais sur la trame beaucoup plus classique d'un marivaudage adolescent comme une Meg Cabot pourrait le faire. Pendant toute une première moitié du roman, la narratrice redécouvre la vie typique d'une adolescente américaine, avec l'humour et la distance apportée par le décalage de son amnésie. Et puis, assez subitement, par le biais du personnage ténébreux James, la maladie dépressive, le questionnement sur le choix même de vivre ou non s'invitent et approfondissent les débuts de réflexions qu'entretenait déjà l'héroïne. Et le lecteur se prend au jeu, hésite quant à la fin – comme dans la vie, tout peut arriver -. Même si cette dernière est très convenue, et si l'ensemble du roman est plutôt facile, Gabrielle Zevin aura réussi une nouvelle fois à nous faire interroger sur notre petite place sur terre...
Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Albin Michel Jeunesse Les livres jeunesse ont eu leur place au catalogue dès la création d’Albin Michel en 1900. Mais, avec la pénurie de papier de l’après-guerre, les publications jeunesse s’arrêtent. Ce n’est qu’au début des années 1980 que Francis Esménard,... |