L'avis de RicochetLe narrateur adulte raconte en deux événements sa prise de conscience des difficultés liées à l’histoire du peuple tsigane. Enfant à la fin des années 1960, il a vu pleurer un vieil homme tsigane qui se frottait le poignet tatoué d’un chiffre. Comme les autres habitants de son village, il a continué à se moquer de ces nomades qu’on qualifiait de sales et voleurs. Devenu étudiant en histoire, il a pu faire le lien entre le tatouage du vieux Tsigane et les camps de concentration de la Seconde Guerre Mondiale. Une conférence donnée en tant que professeur le réconcilie enfin avec cet épisode de son enfance.
En 40 pages, Guy Jimenes n’explique pas forcément tout – il renvoie son lecteur à un livre de Jan Yoors, Tsiganes, chez Phébus -, mais il exhume des réalités enfouies dans les mémoires. En quelque sorte, il interpelle le jeune lecteur quant aux lâchetés morales des adultes. En ce qu’il traite d’un sujet peu commun et pourtant constitutif de notre passé, le texte possède un aspect documentaire, pédagogique. Mais la façon astucieuse dont il est mis en scène, limpide et captivante, le ramène dans le champ d’une fiction de belle facture. Le petit dossier final est très complet, opposant la richesse d’un peuple mouvant aux peurs étriquées des sédentaires.
Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Oskar jeunesseLes éditions Oskar ont créé Oskar Jeunesse en octobre 2005.Au niveau de leur politique éditoriale, ils privilégient des livres à contenu « éducatif » :
- "Mes premiers apprentissages", une collection de livres drôles et pédagogiques pour les tous-petits.
- Pour les petits (de 6 à 8... |