L'avis de RicochetAntoine a l’habitude d’être littéralement oublié : à l’école, dans la voiture, en sortie… Il en a assez d’être transparent, même s’il reconnaît que cela a aussi des avantages : il peut observer sans être vu. Et il découvre ainsi que la majorité de ses camarades ne sont pas aussi heureux qu’ils en ont l’air. Ce qui ne l’empêche pas de plus ou moins fuguer, avant d’avoir une discussion franche avec sa mère qui pointe alors le doigt sur… son narcissisme.
Les héros malheureux se trouvent à foison dans les romans de littérature jeunesse. Le lecteur adopte donc assez vite et facilement le narrateur Antoine, d’autant plus que le garçon est assez sympathique : réfléchi, sérieux, mûr. Nous le suivons dans sa vie quotidienne, sa tentative maladroite de séduire la jolie Chloé, et puis dans sa chute finale. En quelques mots, Antoine passe de la gentille victime au méchant égoïste. Il encaisse. Reste à savoir – et l’histoire ne le dit pas – ce qu’il en fera : traumatisme d’enfance à dépasser ou prise de conscience positive ? De son écriture légère et grave à la fois, Olivier Adam brosse un portrait psychologique tout à fait atypique. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Ecole des Loisirs (L')En marge de la maison d'édition scolaire "L'Ecole", Jean Fabre crée en 1965 les éditions de L'Ecole des Loisirs. Avec Jean Delas et Arthur Hubschmid, ils vont constituer, au cours des années, un fonds de valeurs sûres de l'édition de jeunesse, venant du monde entier, qui leur permettra d'imposer leurs... |