L'avis de RicochetDepuis la mort de son père, entraîneur sportif, Macy mène une vie d’excellente élève, sage et tranquille. C’est l’été et sa mère, promotrice immobilière, travaille énormément, tandis que son petit ami plus que parfait, Jason, part en vacances : Macy se retrouve seule. Et elle réfléchit. Aime-t-elle vraiment sa vie de routine rassurante ? Ne s’empêche-t-elle pas elle-même d’être heureuse ? Son travail pour une entreprise familiale de traiteurs, sa rencontre avec le sensible Tim, l’intervention de sa sœur aînée vont bouleverser la façon de voir les choses de Macy.
Avec un talent certain, Sarah Dessen continue des variations sur une trame de base identique. Ses héroïnes sont jolies, maîtrisées, apparemment sans problèmes mais fragilisées par un élément familial. Une ou des rencontres – au moins un jeune homme artiste, un peu en marge – vont les amener à dépasser leurs difficultés pour prendre leur envol d’adulte. Le système parfaitement rôdé est efficace, d’autant plus qu’un tel thème ne peut que parler aux adolescent(e)s. Et pourtant, derrière l’aspect répétitif et très fille, on ne peut nier que Sarah Dessen poursuit une œuvre cohérente et originale. Sa principale qualité est une empathie profonde : elle prend possession de son livre, crée page après page des personnages soignés, un univers singulier et inventif, des situations souvent farfelues, parfois drôles (l’idée du traiteur est ici bien trouvée…). Ainsi, jamais deux histoires ne se confondent d’un livre à l’autre. L’émotion, toujours proche et juste, naît au détour des interrogations intérieures de la narratrice, d’une réponse inattendue d’un proche, d’un objet retrouvé, etc. Ecrit simplement, sans effet de styles mais avec le plaisir de faire vivre une histoire, les romans de Sarah Dessen séduiront immanquablement les jeunes lecteurs. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Pocket JeunesseJusque dans les années 80, Presses Pocket publiait, sans politique édititoriale véritable, les titres du Groupe de la Cité. La trésorerie repose alors presque exclusivement sur la publications des oeuvres de Pagnol, constituant bientôt une collection autonome. L'arrivée en 1988 de Leonello Brandolini... |
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