L'avis de RicochetEllana est désormais adulte, marchombre accomplie. Et, si elle devient à son tour maître en prenant pour disciple le jeune Salim, elle a aussi choisi la voie de l’amour avec le frontalier Edwin. De lui elle a un fils, Destan, bientôt enlevé par les mercenaires du Chaos. En effet, selon une prophétie, l’enfant pourrait renverser le pouvoir existant et Nillem, marchombre dévoyé, ancien ami d’Ellana, pense l’utiliser à son profit. Alors qu’ils se croient mutuellement disparus, Ellana d’un côté, physiquement gravement blessée, et Edwin accompagné de leurs amis de l’autre, vont tout mettre en œuvre pour sauver Destan et partant le monde.
Loin de s’essouffler, Pierre Bottero achève sa trilogie en beauté avec un gros roman de 600 pages, rempli d’action, d’émotion, de rires et de pleurs jusqu’à ne plus pouvoir en lâcher une page. Le système narratif introduit un lourd suspense dès le début échevelé, qui nous apprend qu’Ellana si sauvage et solitaire a eu un bébé, et nous la montre ensuite mourante, morte ! Mais comme elle profite de ses derniers instants pour se remémorer les évènements passés, le lecteur va rejoindre peu à peu avec elle le présent, avant que la deuxième partie du roman ne s’intéresse à la lutte finale contre le Chaos. Longue et violente, à la Tolkien, cette bataille est un véritable morceau de bravoure. Pierre Bottero n’étant pas un adepte de la fantasy « dure », il a également, et comme toujours, introduit une bonne dose de sentiments, de poésie – ah, les petits haïkus des marchombres qui nous font vibrer - et d’humour dans son œuvre (mention spéciale à Doudou, le troll qui cueille des fleurs au milieu du combat). Trahisons, pardons, doutes, amitiés et amours sont au cœur des motivations des héros, qui, ici, n’agissent que dans un second temps pour sauver l’Harmonie contre le Chaos. Le personnage de Salim est le plus développé après celui d’Ellana, ce qui comble les dernières interrogations quant aux proches d’Ewilan, puisque c’est d’elle que part tout. La boucle est bouclée, et on se demande bien ce que l’auteur à l’imagination prolifique va pouvoir se mettre sous la dent maintenant… Ne doutons pas que ce sera encore une réussite ! Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : RageotEn 1941, Tatania et Georges Rageot fondent les éditions G.T. Rageot, pour "donner à lire autre chose aux enfants que la comtesse de Ségur ou Jules Verne et leur faire découvrir à travers des romans d'auteurs étrangers la vie des enfants des autres pays". 113 titres sont publiés entre 1941 et 1959, date du... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)