L'avis de RicochetAnanka découvre l'entrée d'une cité souterraine en plein coeur de New-York, cité apparemment connue également d'une étrange jeune fille, Kiki Strike. Kiki et Ananka deviennent amies, et forment avec d'autres collégiennes un petit groupe, les Irrégulières. Ensemble, elles vont explorer la cité, pour le plaisir, et aussi pour trouver un trésor. Mais Kiki Strike leur a-t-elle tout dit ?
Un livre qui perd ses pages à la première lecture, c'est mauvais signe. Mais l'objet ne rend pas justice au contenu, passionnant et plutôt inventif. Tout commence par une plongée dans un New-York plus que mystérieux, peuplé de rats et de secrets issus du passé. On frissonne, on explore avec les héroïnes les méandres d’un labyrinthe mortel, vestiges des épidémies de peste, de la Prohibition… La narratrice Ananka nous donne à certaines fins de chapitres des informations – tout à fait sérieuses, d’ailleurs ! – sur les îles de New-York, les meilleures façons de secourir un blessé... Cette partie trépidante reste toutefois classique d’un bon roman d’aventures aux frontières du fantastique. Puis, l’intrigue bascule (et deux années s’écoulent, une ellipse pas très commune en littérature de jeunesse) : Kiki passe au centre de l’attention. Ses mensonges sur son passé, la disparition d’un sac d’or, ses liens haineux avec une jeune princesse d’un royaume de l’Est font d’elle un temps une traître, avant que ses amies n’apprennent la vérité. Elles vont alors l’aider à se rétablir dans ses véritables origines. Un peu tarabiscotée, cette partie est cependant originale, et surtout, inattendue par rapport à la première moitié du livre. Bien évidemment, les dernières pages laissent supposer des suites… Une héroïne est née ! Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Pocket JeunesseJusque dans les années 80, Presses Pocket publiait, sans politique édititoriale véritable, les titres du Groupe de la Cité. La trésorerie repose alors presque exclusivement sur la publications des oeuvres de Pagnol, constituant bientôt une collection autonome. L'arrivée en 1988 de Leonello Brandolini... |
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