L'avis de RicochetPaco est en route pour l’au-delà. En chemin, il rencontre une jeune femme contente d’être là, son fils vivant, une petite fille pas encore née, une vieille dame suicidée, et surtout un âne.
Dans la pièce, le nom de Paco signifie « petit passage » : le personnage principal est bien dans un entre-deux, un coma où il se dissocie de son corps sans toutefois être mort. C’est évidemment le moment pour lui de faire le point sur sa vie passée, de comparer sa situation à d’autres, d’entrevoir son avenir possible…
Pièce curieuse, la Morsure de l’âne appartient à un théâtre à la fois très classique dans sa forme et très contemporain dans son thème et son histoire. Chassé-croisé avec la mort, il met en scène des personnages dans des scènes décousues, à la limite de l’absurde, pour composer des réflexions philosophiques profondes. C’est parfois dur, cru à sa manière (« PACO : On meurt ? LE CORPS : Oui. Allons. […] PACO : Bonne mort. LE CORPS : Bonne mort. », pp. 56-57). La symbolique de l’âne reste ouverte à interprétation, notons simplement qu’il est le pivot narratif, celui qui permet à l’action d’avancer. Je suis restée assez perplexe après lecture de cette pièce : l’idée est intéressante, traitée de manière originale, mais peut-être trop « intellectuelle » pour des jeunes de niveau collège. A essayer au lycée, donc ! Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Ecole des Loisirs (L')En marge de la maison d'édition scolaire "L'Ecole", Jean Fabre crée en 1965 les éditions de L'Ecole des Loisirs. Avec Jean Delas et Arthur Hubschmid, ils vont constituer, au cours des années, un fonds de valeurs sûres de l'édition de jeunesse, venant du monde entier, qui leur permettra d'imposer leurs... |