L'avis de RicochetLe maire de New-York décède brusquement, d’une mort apparemment naturelle. Mais le lieutenant Trevor Meredith et son stagiaire, Bob Single, explorent la piste de la magie noire et de l’envoûtement… Hypothèse corroborée par le professeur Ebezener Graymes, « Chasseur noir » chargé de réguler les phénomènes de sorcellerie qui se déroulent dans la ville.
Auteur prolixe, Michel Honaker n’explore pas actuellement que la veine de l’Antiquité gréco-latine (voir sa récente Odyssée et son Enéide). Il montre aussi son goût assuré pour le roman fantastique, dans une veine captivante à la Stephen King. Un narrateur omniscient, les points de vue des différents personnages, des allers et retours dans le temps plus énigmatiques qu’explicatifs génèrent un suspense digne du maître de l’épouvante. La durée de l’intrigue est resserrée sur quelques jours, minutée en tête de chapitre - on appréciera notamment une poursuite nocturne angoissante dans une casse de voitures (p. 203 et suivantes). Les références à la magie nous font remonter au temps des premiers colons et des chasses aux sorcières. D’ailleurs, si les policiers, deux solitaires modernes de la grande ville marquée par le 11 septembre, sont bien ancrés dans le XXIème siècle, Ebezener Graymes n’a pas d’âge. Des bribes de son passé affleurent dans certains courts chapitres ; on le sait humain et fragile (il a tendance à boire), mais ses habits désuets, sa science immense, le manoir séculaire qu’il habite lui confèrent une sorte d’aura d’immortalité. Seul regret de ce roman passionnant, une fin un peu trop fermée, qui ne laisse pas de place à l’inattendu de la sorcellerie… Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Père Castor FlammarionL'apparition, en décembre 1931, des Albums du Père Castor marque un tournant décisif dans l'évolution du livre pour enfants en France.
Fondées par Paul Faucher (1898-1967), un jeune libraire passionné de pédagogie qui avait créé le Bureau français d'Education nouvelle et la collection "Education" chez... |