L'avis de RicochetTally est maintenant devenue une Special plus que spéciale : elle fait partie, avec son amie Shay, des Scarificateurs qui s’automutilent pour réagir plus intensément. La jeune fille voudrait que son petit copain Zane, à la personnalité altérée depuis un traitement « anti-pretty », les rejoigne. Avec Shay, elles mettent au point un scénario élaboré d’évasion ratée, destiné à prouver que Zane mérite d’être un Special. Mais leur plan se retourne rapidement contre elles, et elles découvrent que les Fumants, ces rebelles de la forêt, sont beaucoup mieux organisés qu’on pouvait le supposer.
Après deux premiers tomes d’une réflexion sur l’apparence, la vacuité de la beauté, et des chassés-croisés amoureux, la série de Scott Westerfeld prend de l’ampleur. Elle s’apparente de plus en plus à de la fantasy traditionnelle, avec un roman bâti sur l’objectif direct de sauver sinon le monde, du moins une métropole, alternant trouvailles imaginatives (par exemple les physiques bigarrés des habitants de Diego) et scènes d’actions de haute volée. Tally se pose encore des questions existentielles, et sa personnalité forte se distingue de celles des autres, mais son personnage suivi par un narrateur externe est intégré dans une histoire, une guerre qui la dépasse largement. Toujours aussi habile, la fin laisse peser un suspense difficile pour le jeune lecteur… Une analyse plus approfondie laisse toutefois deviner un tome suivant axé sur l’écologie : la boucle sera alors magistralement bouclée par un auteur à l’inventivité passionnante et accessible, qualité rare.
A noter pour les fans anglophones : le site de Scott Westerfeld qui est aussi musicien ( http://www.scottwesterfeld.com) et son blog très suivi ( http://scottwesterfeld.com/blog). Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Pocket JeunesseJusque dans les années 80, Presses Pocket publiait, sans politique édititoriale véritable, les titres du Groupe de la Cité. La trésorerie repose alors presque exclusivement sur la publications des oeuvres de Pagnol, constituant bientôt une collection autonome. L'arrivée en 1988 de Leonello Brandolini... |
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