Specials
Extras (Uglies, tome 4)
Grégoire le froussard
Chercher ce livre sur
Pretties

Pretties

Auteur : Scott Westerfeld
Traducteur : Guillaume Fournier
Editeur : Pocket Jeunesse
Novembre 2007 - 13,50 Euros
Roman à partir de 13 ans
Ce livre fait partie de la sélection de Ricochet
Thèmes : Fantastique, Beauté/Laideur, Aventure, policier, espionnage, fantaisie, science-fiction

L'avis de Ricochet

Récupérée par la brigade de Specials, Tally est devenue une Pretty : oubliés, le village de La Fumée, la résistance à l’embrigadement des esprits, et aussi David… Dans un corps parfait, elle passe ses journées à dormir et ses soirées à boire et s’amuser. Mais la réapparition d’un Ugly qui lui donne deux pilules « remèdes » bouleverse le cours lénifiant de sa vie. Avec son ami Zane, elle va alors tout faire pour s’enfuir de New Pretty Town. Mais une prison dorée ne se quitte pas plus facilement qu’une autre…
On attendait avec impatience de savoir ce qu’allait devenir Tally, héroïne du premier tome, Uglies, dans lequel elle avait choisi la liberté pour une apparence physique toutefois quelconque. Devenue belle malgré elle, sa volonté et sa force d’esprit continuent de se manifester avec autant de constance, et c’est le récit qui a du mal à suivre un personnage si fort - rejoint de surcroît par un autre, Zane, aux zones d’ombre tout à fait intéressantes. Les scènes « transgressives » (sauts dans le vide, vols en planche ou en ballons…) et les discussions sur les résolutions à prendre traînent en longueur, dans des ralentis ou des dialogues quasi-cinématographiques (doit-on soupçonner des intentions de produits dérivés chez Scott Westerfeld ?). Autre ennui : malgré un jeu assumé sur le langage pretty qui abuse de « foireux » et d’ « intense », le vocabulaire reste trop pauvre, y compris pour le narrateur externe. Dans une intrigue pas très passionnante et envahie de détails répétitifs, le lecteur perd encore régulièrement de vue le message écologico-tolérant de la série ou bien le retrouve brouillé. Heureusement, le dernier tiers du livre rattrape complètement les ratés du début. L’action et l’intérêt se réveillent en effet à partir du départ de la ville des Pretties, comme si finalement on vivait « plus » dans la nature. Les retrouvailles manquées avec David laissent présager des rebondissements dans les deux tomes à venir, et les toutes dernières pages jouent une fois de plus habilement avec nos nerfs… Et oui, on lira la suite, en espérant retrouver une certaine tenue littéraire, qui n’a cependant jamais été le point fort de l’auteur.

Sophie Pilaire
Voir la chronique de Sophie Pilaire

L'éditeur : Pocket Jeunesse

Jusque dans les années 80, Presses Pocket publiait, sans politique édititoriale véritable, les titres du Groupe de la Cité. La trésorerie repose alors presque exclusivement sur la publications des oeuvres de Pagnol, constituant bientôt une collection autonome. L'arrivée en 1988 de Leonello Brandolini...

L'avis des internautes

(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)
Il relève le niveau du tome 1 (uglies), vraiment un livre fascinant.

Commentaire posté le 19/02/2009 16:43 par AllisOn