L'avis de RicochetJeune Normand, Oskar a déménagé avec sa mère à Marseille. Depuis, il n’arrive pas à s’intégrer au lycée et passe son temps à jouer sur ordinateur dans sa chambre, accompagné de son furet Korn. Un jour, c’en est trop et il décide de soigner sa timidité maladive : le jeu en ligne Flingue-complexe va sûrement l’aider. D’avatar en avatar, Oskar pense progresser. Mais c’est finalement le sport et les sorties en mer qui vont l’amener à se faire des amis et à séduire Mélissa.
Un narrateur externe s’introduit dans les pensées d’Oskar, souvent retranscrites en discours indirect libre, souvent commentées aussi entre les lignes, avec une certaine malice. Le ton est dynamique, le parler jeune mais très naturel : Oskar est un jeune homme réfléchi, capable de dérision et d’analyse fine des situations (« Aussi facile à mettre en pratique que de supporter le PSG au lycée Ariane-Ascaride. », p. 229). Loin d’un adolescent « en crise », il est simplement renfermé sur lui-même, déboussolé après un déménagement qui lui a fait perdre une figure masculine d’élection, son parrain Karl. Isolé à Marseille, il recrée indirectement ses repères dans les jeux vidéo. Si Claire Ubac ne passe pas de temps à fustiger l’ordinateur et ses dangers, le message est tout de même clair : incitations à payer (Oskar ira voler la carte bleue de sa mère), communications faussées entre les personnages, rencontre avec une étudiante qui fait sa thèse sur les ficelles des commerçants de jeux… Flingue-complexe ne résoudra pas tous vos problèmes ! Finalement, Oskar s’inquiète à tort sur sa prétendue timidité, puisque son insertion dans le groupe se fera d’elle-même, à l’occasion d’une séance de piscine. Par la suite, il se rendra d’ailleurs compte que chacun a ses petites angoisses personnelles. Expérience somme toute banale, dans laquelle se retrouveront nombre de lecteurs, Ne Sois pas timide traduit une fois de plus chez l’auteur une très grande capacité à se glisser dans la tête d’un jeune, sans caricature ni dramatisation, avec perspicacité et affection. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Ecole des Loisirs (L')En marge de la maison d'édition scolaire "L'Ecole", Jean Fabre crée en 1965 les éditions de L'Ecole des Loisirs. Avec Jean Delas et Arthur Hubschmid, ils vont constituer, au cours des années, un fonds de valeurs sûres de l'édition de jeunesse, venant du monde entier, qui leur permettra d'imposer leurs... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)très bonne ouvrage