A la cour de Versailles (Marie-Antoinette, tome 2)


Perle la courageuse
Atalante. Le galop des Amazones
Olala !
A la cour de Versailles (Marie-Antoinette, tome 2)

A la cour de Versailles (Marie-Antoinette, tome 2)

Auteur : Anne-Sophie Silvestre
Editeur : Père Castor Flammarion
Collection : Grand Format
Septembre 2007 - 12 Euros
Roman à partir de 11 ans
Thèmes : Roi/Reine, Histoire - XVIII° siècle

L'avis de Ricochet

Marie-Antoinette arrive à Versailles, accompagnée de son cher abbé Vermond, suivie de près par l’ambassadeur d’Autriche en France, Mercy-Argenteau, de loin par sa mère l’impératrice Marie-Thérèse, et enfin guidée dans les méandres des préséances par Madame de Noailles. Elle a quatorze ans, un mari absent et aucune envie de se plier à l’étiquette compliquée et désuète de la cour française. Usant d’artifices et de cajoleries auprès de son « bon papa » le roi, contre l’avis de sa mère, elle parvient ainsi à monter à cheval. Influencée par Mesdames, les trois filles de Louis XV, elle boude la favorite Madame du Barry, ce qui devient bientôt une véritable affaire diplomatique. Marie-Antoinette a encore beaucoup à apprendre…
Surfant sur la vague Sofia Coppola, Anne-Sophie Silvestre s’est lancée, comme d’autres auteurs jeunesse, dans une biographie de la dernière reine de l’Ancien Régime français. On peut craindre le roman frivole et mignard, on est très agréablement surpris. L’auteur choisit de suivre les adultes qui entourent la jeune fille, Vermond surtout, Mercy par la suite. Ce faisant, elle peut décortiquer par leur intermédiaire les cliques et les complots sans user d’un narrateur omniscient factice, et elle évite la vision naïve d’une Marie-Antoinette préoccupée avant tout de jeux et de fêtes (quoique la dauphine sache montrer quand il le faut une compréhension profonde des événements). Le roman pour enfants est largement dépassé, et des tournures de phrases, un ton sérieux ou ironique ne dépareraient pas dans une littérature dite « adulte » (« Son statut de mère des princes héritiers la placerait dans une sécurité immuable. Avoir transmis le sang de France la ferait devenir un personnage presque sacré, plus français que tous les Français réunis. La vérité était là. Tout le reste n’était que du bavardage. », p. 139). La vie à la cour est mise en regard avec le reste de la société, la vie intellectuelle, politique et économique du siècle. Un passage synthétique sur l’enfance du futur Louis XVI est absolument éclairant quant à ses actions futures en tant que roi. Il s’agit ici de raconter l’Histoire par les petites histoires individuelles de quelques personnages ; l’auteur y met la juste dose de sentiments afin de tendre à une leçon ludique réussie. Enfin, à noter à l’actif d’Anne-Sophie Silvestre : elle ne fait pas de Versailles une monomanie et a réalisé d’autres biographies pour la jeunesse de rois et reines de France.

Sophie Pilaire
Voir la chronique de Sophie Pilaire

L'éditeur : Père Castor Flammarion

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L'avis des internautes

(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)
J'ai beaucoup aimé, encore plus que le tome 1. Plus sérieux, plus profond. Je recommande beaucoup de le lire et j'espère une suite.
Commentaire posté le 05/05/2008 10:12 par Julie