L'avis de RicochetSandro vit une amitié passionnée avec Giuliano. Sandro la croit éternelle, Giuliano est plus anxieux. Mais un été, quand Giuliano tombe amoureux d’une fille, Sandro se recroqueville sur lui. Puis, aiguillonnée par deux contre-exemples – deux vies ratées : Marco l’alcoolique et Benito le voleur d’objets d’art -, il fait face à son propre « secret » : il aime son ami.
Petit garçon qui voudrait le temps figé tout en rêvant aux grands explorateurs, le narrateur Sandro s’oppose au bouillant et inquiet Giulliano, qui pressent les ruptures que sa vie va bientôt connaître. Sandro raconte au passé la lente découverte de son homosexualité ; l’acceptation de soi, on le devine, viendra plus tard. Cet apprentissage se fait dans la douleur de la jalousie (très bien rendue) et de l’incompréhension de ses sentiments (« Je pouvais fuir Bella, fuir Giulliano, fuir mes parents, mais je ne pouvais pas fuir mon secret. Je devais le résoudre. », p. 99). La mise en perspective avec la vie de deux adultes qui, faute d’avoir affronté leur vie, se retrouvent au ban de la société, est riche en intensité dramatique. Pudique, simple, cette chronique douce-amère d’un été adolescent touche juste, malheureusement affadie par une histoire policière censée donner corps et action à une introspection qui était pourtant réussie. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : 400 coups (éditions Les)Les Editions Les 400 Coups existent au Québec depuis 1994 et ont progressivement pris pied en France à l'aube de ce nouveau siècle. Consacrées à plus de 80% à l'édition jeunesse, les 400 Coups, à travers toute une série de collections ( "Comme 3 pommes"," Ma langue au chat", "Grimace",... |