L'avis de RicochetCe roman brosse le portrait de quatre adolescentes qui se connaissent depuis toujours et ont l’habitude de passer leurs vacances ensemble. Pour la première fois, elles vont être séparées. Lena, la pin-up du groupe va en Grèce chez ses grands-parents, Bridget la sportive part faire un camp au Mexique, Carmen prend l’avion pour la Caroline du Sud où son père habite dorénavant et Tibby reste à Bethesda pour travailler. Pour qu’un lien subsiste entre elles, les quatre filles doivent faire circuler un « jean magique » qui leur va à toutes les quatre malgré leurs silhouettes très différentes. Chaque semaine, le pantalon change de mains et les filles doivent raconter à leurs amies ce qui est arrivé d’important en le portant. Une charte est signée « Il est interdit de laver le jean », « rappelez-vous que ce jean symbolise notre amitié. Prenez-en soin. » « Il est interdit de prononcer le mot grosse lorsqu’on porte ce jean ».
Ce livre présente la particularité de ponctuer chaque début de chapitre par un dicton, un proverbe ou une phrase pleine de bon sens populaire. Chacune des lettres des quatre amies est reproduite en conservant la graphie des filles, ce qui donne du rythme au récit. Ce livre est souvent très drôle mais il laisse une place importante aux émotions des jeunes filles et le style, souvent juste, touche aussi le lecteur. Ce livre plaira beaucoup aux adolescentes qui se retrouveront dans les quatre jeunes filles qui font leurs armes, découvrent qu’il n’est pas toujours évident de vivre en bonne harmonie avec les autres et sont confrontées à l’amour, à la séparation et à la mort. Les personnages tombent quelquefois dans le manichéisme (les quatre filles ont finalement plus de qualités que de défauts et finissent toujours par retomber sur leurs pattes) mais sont extrêmement attachants. On a envie de connaître leur histoire et on participe à leur apprentissage, souvent la larme à l’œil. Ce livre se lit d’une traite grâce à sa construction et un style très accessible. Une superbe histoire d’amitié.
Eléonore Hamaide L'éditeur : Gallimard JeunesseC'est en 1972, que Pierre Marchand fonde le département Gallimard Jeunesse, avec Jean-Olivier Héron, tous deux fondateurs de la revue Voiles et Voiliers. Leur ambition est de placer la qualité artistique de leur production au niveau de la réputation littéraire de la prestigieuse maison. D'emblée, ils... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Je vous le conseille!
ann brashares est vraiment une bonnes écrivain...
p.s.:j'ai lu les 4 et je suis fan
dommage que c'est fini
bravo à ANN BRASHARES (l'auteure).
XoXoOXo
camille
Depuis plusieurs années, elles passent leurs vacances ensemble mais cet été là elles se séparent. Léna ira en Grèce et découvrira l’amour avec ses avantages et ses inconvénients, Carmen apprendra à partager la personne la plus importante pour elle. Tibby se rendra compte de la fragilité de la vie… Bridget apprendra qu’on ne peut avoir tout ce que l’on veut, surtout s’il s’agit d’un garçon… Heureusement, pour les aider à traverser tous ces bouleversements, elles ont un jean « magique », qui va à chacune d’entre elles malgré leurs physiques différents.
J’aime cette histoire à la fois triste et pleine de vie. Je pense que bon nombre de filles se retrouveront dans ce livre. Elles sont tellement attachantes qu’elles en deviennent réelles. On apprend pas mal de choses, notamment la fragilité de la vie. La façon dont l’auteur change de sujet est agaçante mais en même temps cela m’a accrochée et m’a donné encore plus envie de lire. Je ne crois pas que ce livre soit réservé aux filles : les garçons peuvent se retrouver dans la façon d’aborder les sujets de la vie ou d’autres choses. Filles et garçons ne sont pas si différents qu’on le pense. Peut-être qu’il aidera certains garçons qui trouvent les filles « bizarres » à se faire une idée de ce que nous pensons de la vie, de la famille ou encore de l’amour. La manière dont l’auteure décrit les personnages est fascinant. Je suis tout à fait d’accord avec le message que l’auteur voulait passer dans le livre : aimer.
Ce livre m’a bien plu à cause de ses sentiments variés, forts et détaillés. L’amour, l’inquiétude, l’humour, l’amitié, la colère, la tristesse, l’abattement sont fortement ressentis par le lecteur comme s’il n’y avait plus les personnages comme auxiliaires. C’est une immersion totale, même si elle est gênée par l’absence de transition, parfois, quand on passe de l’histoire d’une fille à celle d’une autre.
Les situations illustrant ces sentiments touchent le lecteur : elles sont surprenantes, attachantes, amusantes, torrides, émouvantes, tendues.
Les personnages sont complexes et aucun n’a de second rôle. Ils sont tous acteurs dans la vie des quatre filles. Ils ont une personnalité singulière, des réactions cohérentes, variées et parfois surprenantes. Ils s’influencent les uns les autres tout en gardant leur individualité, s’ouvrent les yeux (Bailey avec Tibby,l’exemple le plus flagrant ; Carmen et sa fille ; Effie avec Léna …) et se soutiennent.
Si on devait réduire cette histoire à deux sentiments, ce serait l’amour et l’amitié.
Question amour : Léna/Kostos et Bridget/Eric.
Léna et Kostos ne s’avouent qu’ils s’aiment qu’à la fin, la première aidée par Effie.
Bridget a flashé sur Eric et dès qu’elle a un but, elle l’atteint, même si cela effraie Eric car elle est mineure. Cet amour va ressusciter d’anciennes blessures, comme le suicide de sa mère. Elle aura besoin de ses amies.
Question amitié : Bailey/Tibby. Bailey va donner une leçon de vie à Tibby, celle de ne pas se fier aux apparences, ni aux actes mais aux personnes.
Question amour paternel : Carmen rejette la colère qu’elle ressent vis à vis de son père remarié sur sa belle-famille. Elle se sent invisible, délaissée. Sa mère va l’aider.
Le style de l’auteur est féminin, du fait de certains commentaires (menteuse, curieuse) mais ce n’est pas un livre pour les « filles », même si celles-ci y seront plus à l’aise du fait même que les quatre filles sont les narratrices.
Ce livre a deux défauts : le début est long et s’appesantit sur les clichés féminins, comme faire les boutiques, se laquer les ongles des orteils en se complimentant. Et surtout, la construction des chapitres qui sautent d’une fille à l’autre sans préavis est gênante. Toutefois, les citations en-tête de chapitres sont marrantes et nous éclairent en nous poussant à réfléchir. La première de couverture cible les filles comme lectrices. La quatrième de couverture n’enjolive pas les faits.