L'avis de RicochetCallie Rose, fille de la Prima (caste dominante des Noirs) Sephy et du Nihil (les Blancs) Callum pendu pour rébellion avant la naissance de son enfant, a maintenant 16 ans. Sephy l’a élevée comme elle a pu, bloquée dans sa vie par le souvenir de Callum et la peur de faire mal, au physique et au moral, à Callie Rose. La jeune fille ne sait donc pas vraiment qui est son père et est persuadée que sa mère ne l’aime pas. Il faut dire que Jude, frère de Callum et lui véritable terroriste, la rencontre régulièrement en secret et la rallie aux idées de sa milice de libération… C’est donc une Callie Rose prête à une action kamikaze avec une bombe cachée dans sa veste que sa grand-mère Jasmine coince dans la cave avec Sephy. Jasmine va voir Jude et fait exploser la bombe en face de lui, tandis que Sephy et Callie Rose s’expliquent enfin et se réconcilient.
Impossible de résumer complètement ce troisième et dernier tome d’Entre Chiens et loups tant il est riche de relations croisées, de sentiments changeants entre des personnages que l’on s’est doucement appropriés au fil des livres puisqu’ils sont tous tour à tour narrateurs. Comme déjà dans les précédents volumes, la dimension personnelle des conflits raciaux prend le pas sur l’aspect politique global. Malorie Blackman donne la pleine mesure de son talent à rendre compte des psychologies humaines toutes en contradictions. L’expression des sentiments est extrêmement fine, très discrète mais omniprésente dans un récit étoffé qui trouve aussi le temps de poser le contexte quotidien (description des lieux, détails de scènes à l’école, etc) pour une crédibilité maximale. L’écriture maîtrisée s’étale de page en page sans aucune faiblesse de construction (saluons le travail de traduction d’Amélie Sarn), dans ce qui s’apparente désormais à une fresque sur plusieurs générations. Callie Rose, mais aussi les deux grands-mères, rejoignent Sephy et Jude au rang des personnages les plus développés : il n’y a donc pas un héros unique, comme il n’y a pas de ligne unique de vie préconisée. Le découpage du récit signe encore l’habileté de l’auteur, par un jeu subtil de retours en arrière qui éclairent peu à peu la situation présente. L’alternance des points de vue est toujours conservée, c’est dire l’aboutissement de la construction qui saute d’un temps à l’autre imperceptiblement ! Les grandes parties rappellent d’abord par leurs intitulés le conflit, au cœur de La Couleur de la haine (tome deux) : « Jude contre Jasmine », « Sephy contre Callie Rose », pour finir sur un heureux « Callie Rose et Sephy » quand la vérité éclate (le lecteur ne s’attend pas au tour final de Sephy, d’ailleurs). Si tout n’est pas réglé entre la mère et la fille, au moins l’espoir est-il désormais envisageable… Mais il aura fallu pour cela beaucoup de larmes, de temps perdu et aussi des disparitions (voir le sacrifice de Jasmine). Tout est soigné, pensé, construit dans ce magistral roman à la croisée du thriller et de la tragédie : une fois commencé, on ne le lâche plus ! Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : MilanInstallé à Toulouse, Milan est d'abord un groupe de presse spécialisé dans la presse enfantine. Il est fondé par Patrice Amen, Bernard Grimaud, Alain Oriol et Michel Mazériès.
Les magazines se déclinent selon les âges : pour les plus petits, Picoti (9 mois à 3 ans), Toupie (3 à 5 ans, créé en... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Malorie Blackman est mon auteure préférée et elle le restera!
Je conseille vivement cette série!
A lire ou a relire sans modération !
un livre qui nous démontré que le racisme n'est pas une question de couleur de peau..
À lire!
mes parents sont obliger de me l'enlever des main pour que je mange !
XD
je trouve ça drole parcequ'avant je n'aimai pas lire ^^
Comme pour le 2ème tome jude est un monstre ! Trés beau le sacrifice de Jasmine ! J'aimerais bien qu'il y ait un tome 4 juste pour voir comment on évolué les choses et pour voir le choix qu'à fait Callie et ainsi que ce lui de Sephy, mais bon c'est pas grave on peut tout de même faire des déduction seule !
Voila donc c'est la fin de cette excellente et je dis bien excellente trilogie !
Un immense bravo à Malorie Blackman ainsi qu'à la traductrice !