L'avis de RicochetLa solitude, l’homme au bonnet de laine la connaît bien, depuis le temps qu’il vit dans la rue et dort sous les ponts. Et pourtant avoir un peu de compagnie, il ne dit pas non. Le jour où il croise sur son chemin une chienne et ses petits, à la recherche d’un peu de nourriture parmi les poubelles, son sang ne fait qu’un tour : il décide de les aider. Le peu d’argent qu’il a en poche, il l’utilise pour leur offrir un paquet de croquettes au lieu de se faire un petit plaisir en allant s’acheter une nouvelle paire de bottes. Et lorsqu’il découvre l’un des chiots malade, il se surprend à prendre les choses en main, emmenant la jeune chienne dans un dispensaire et même acceptant d’y travailler pour régler la note des soins. C’est l’histoire de cette solidarité que retrace l’album de Jonathan Frost. On frôle le drame, les pièges de la vie, la descente aux enfers… La fin aurait pu être aussi noire que les illustrations, mais il n’en est rien. A toute la grisaille qui règne sur la ville et ses voies navigables, s’ajoutent les couleurs (le vert, le bleu et le rouge) de la couverture. Elles sont là comme une promesse, une marque de bonheur, le signe d’un réveil. Des illustrations émanent une force, sans caractère brutal, ainsi qu’une douceur secrète. Pascale Pineau Voir la chronique de Pascale Pineau
L'éditeur : Seuil JeunesseCréées en 1935 par le publicitaire Henri Sjöberg, les éditions du Seuil n'ont jusqu'en 1945 qu'une activité restreinte. Dès 1945, la parution du Journal d'un prêtre-ouvrier en Allemagne d'Henri Perrin marque la maison. Les éditions se spécialiseront dans les sciences humaines (revue Esprit... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Le titre bien placé ne gâche pas l’illustration qui ne fait qu’une seule image avec la 4ème de couverture quand on ouvre l’album. La couleur est seulement sur la couverture ; tout le reste est en noir et blanc mais cela attire. Il y a des plongées et des contre-plongées sur des grandes feuilles cartonnées. Il n’y a pas de résumé et ça c’est très bizarre.
Le dispensaire récupère ses deux frères pour qu’ils soient adoptés. L’homme du canal va travailler pour avoir un appartement et adopter la petite chienne.
J’ai eu de la passion pour ce livre car il y a de l’espoir, de la gentillesse, de la joie. Mais il y a aussi du découragement et de l’obscurité.