L'avis de RicochetLes éditions Kaleidoscope édite Hansel et Gretel, illustré par Anthony Browne. C'est ouvrage était paru en Angleterre au début des années 1980 et manquait certainement à la bibliographie française de cet illustrateur désormais incontournable. Voici donc le conte des frères Grimm, revu et corrigé à la manière d'Anthony Browne. Dans un univers contemporain, Browne nous présente une famille d'ouvriers à la maison de briques. Les deux enfants sont habillés dans un style proche des années 70 et leur habits sont souillés. Certes on reconnaît l'histoire proche du merveilleux des conteurs allemand, la forêt, la pain d'épice, la sorcière, tout y est. Mais Anthony Browne, par ses illustrations, pleine page ou en vignettes, cherche avant tout à se décaler du conte traditionnel et à faire de ces images un nouveau conte à lui tout seul. La qualité de ses illustrations au mille détail, jouant souvent sur le double, nous entraîne dans un univers mi-morose mi-magique, qui fait de cet album, assurément, un événement. Absolument nécessaire pour connaître l'œuvre d'Anthony Browne.
Octobre 2001 L'éditeur : KaléidoscopeDepuis 1989 Kaléidoscope propose aux enfants de 0 à 6 ans, des albums reliés — hors collection —qui les accompagnent au gré de leurs émotions. Ce fil conducteur pousse l’équipe éditoriale à rechercher plus particulièrement des histoires qui permettent aux tout-petits de s’identifier à des personnages ou à... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Club Jeunes Lecteur d'Aulnay sous Bois
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Il y a toujours un objet avec des barreaux pour traduire l’enfermement : les chaises, les habits à rayures, le coussin de Hansel, la porte d’entrée, la forêt, la cage de l’oiseau, le garage, la poubelle, les fenêtres, la cage … comme si les enfants vivaient toujours en prison. La marâtre ressemble à la sorcière en plus jeune. Son ombre est celle d’une sorcière et son manteau ressemble au pain d’épice comme si elle était un piège monté pour attirer les enfants. A la fin, la forêt semble plus accueillante, plus chaleureuse, plus aérée. On voit la cime des arbres, un arc-en-ciel et un ciel bleu. Les barreaux de la porte d’entrée ont disparu, comme si le maléfice avait disparu. La nature revit comme l’espoir dans cette famille avec la jeune pousse dans le pot à l’entrée.
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J’ai remarqué que la belle-mère n’était pas aussi pauvre que le père. Elle a du maquillage, des parfums, des bijoux, des habits propres. La fille aussi n’est pas très sale par rapport au garçon et au père. Dans une image, il y a la belle-mère, et on voit son ombre. On dirait une sorcière.
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C’est un bon livre qui fait un peu peur à cause de ces deux femmes. La maison en pain d’épice m’a beaucoup plu !
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Les arbres ont des visages. L’illustrateur joue avec les reflets, les ombres, les arbres. Derrière le puits l’arbre est en forme de main.
A la fin, quand les deux sorcières sont mortes, on dirait que le monde a changé. La maison s’est transformée.
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J’ai aimé l’histoire mais ai préféré les illustrations. Au début, la maison est sale et triste, le temps pas très beau. Quand la sorcière est morte, tout change et devient joyeux.
Par contre, la première image montre une télévision, des tableaux : pour moi, des pauvres n’ont pas ces objets. Si j’étais eux, je vendrais la télévision et ils seraient déjà moins pauvres.
Mais c’est vrai qu’on voit, toujours sur la même image, des cassures, des trous et des morceaux décollés du plafond.
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