L'avis de RicochetUn archonte est historiquement un haut magistrat de l’Antiquité Grecque. Ici, le mot désigne l’incarnation d’un dieu, en l’occurrence un enfant. Il est le centre de querelles de pouvoir que la jeune prêtresse Mirany tente de circonvenir. Pendant ce temps, l’archonte part à la recherche du puits des chansons, dans les montagnes de la lune, censé redonner de la pluie au pays en proie à la sécheresse. Il parviendra avec quelques amis au bout de cette quête. Mirany, nommée Porte-Parole du dieu, devra se cacher le temps qu’il revienne.
Un syncrétisme radical sous-tend ce roman, deuxième tome d’une trilogie de fantasy. Les différences culturelles des peuples de la Méditerranée antique sont allègrement balayées, le polythéisme éliminé avant l’heure. L’univers créé ainsi que l’intrigue sont assez complexes et il est recommandé de commencer par le premier opus. Le découpage en neuf « offrandes » laisse un peu perplexe, et j’ai mis un certain temps à comprendre que le dieu parlait en italiques. Le lecteur suit soit Mirany soit l’archonte, cette alternance s’accélère à la fin dans un habile jeu de raccords jusqu’à la (con)fusion finale des dernières pages. Quant au dieu, on le rencontre de temps en temps, et on se dit que c’est bien dommage qu’il ne puisse pas suivre les deux héros en même temps : peut-être une cohérence supplémentaire… La psychologie des héros n’est pas très poussée dans ce gros roman dépaysant, maîtrisé par son auteur mais à réserver aux amateurs du genre. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Pocket JeunesseJusque dans les années 80, Presses Pocket publiait, sans politique édititoriale véritable, les titres du Groupe de la Cité. La trésorerie repose alors presque exclusivement sur la publications des oeuvres de Pagnol, constituant bientôt une collection autonome. L'arrivée en 1988 de Leonello Brandolini... |
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