La Compagnie des oubliés (Le cavalier sans nom, livre I)


La Compagnie des oubliés (Le cavalier sans nom, livre I)

La Compagnie des oubliés (Le cavalier sans nom, livre I)

Auteur : Gérard Moncomble
Editeur : Milan
Décembre 2005 - 13 euros
Roman à partir de 13 ans
Thèmes : Histoire - Moyen-Age, Souvenir/Mémoire

L'avis de Ricochet

Un chevalier est craché d’une sorte de cratère, complètement amnésique. Il se renomme Achille Bouzouk, et, accompagné d’un immense cheval parlant et de deux compagnons souffrant du même mal que lui, il part à la recherche de sa mémoire. L’ogresse M’mandragore lui a « sucé » littéralement ses souvenirs pour les consigner quand quatre livres qu’elle a ensuite vendus. Qu’à cela ne tienne, Achille Bouzouk récupère les deux premiers, retrouve et sauve son père, véritable tyran, renoue avec sa mère qui a fait vœu de silence.

Il y a du Rabelais chez Gérard Moncomble… De bout en bout, son roman est un délire langagier, truffé de néologismes à consonance moyen-âgeuse, servi par un narrateur externe fort sérieux. Le rapport à la chair et au fonctionnement du corps (le cheval Ganachon se défend avec des crocrottins…) est fort, et l’on sait l’amour de Rabelais pour la vie dans ce qu’elle a de plus trivial. La quête rocambolesque et merveilleuse d’Achille Bouzouk peut s’apparenter aux pérégrinations de Gargantua, même s’il n’est pas vraiment question ici d’humanisme, mais plutôt de recherche individuelle de soi. D’ailleurs, l’histoire n’est finalement que prétexte à l’épanouissement de l’imagination. Monstres et enchantements ne prennent pas le pas sur l’univers historique distordu et loufoque de l’auteur, rendant ainsi le roman complètement inclassable… et c’est tant mieux ! Un petit extrait pour vous mettre en bouche : « Lorsqu’il passa sous la torchère qui éclairait l’entrée du manoir, il apparut tel qu’il était : court sur pattes, bossu, ventru, boiteux, les mollets aussi épais que des polochons. Il n’avait qu’un œil et ses oreilles ressemblaient à deux poupillons collés de part et d’autre de son crâne. Le brouillard n’était pour rien dans son aspect difforme. Le pauvre hère était en outre affligé d’une odeur de poiscaille. Se pouvait-il qu’un nabot pareillement bancal prétendît soigner les gens ? C’était comme si un rhumoppotame voulait apprendre à voler à une libellule… » (p. 85). Le cavalier sans nom serait toutefois à proposer à des lecteurs avertis afin de profiter au mieux de la saveur du texte.

Sophie Pilaire
Voir la chronique de Sophie Pilaire

L'éditeur : Milan

Installé à Toulouse, Milan est d'abord un groupe de presse spécialisé dans la presse enfantine. Il est fondé par Patrice Amen, Bernard Grimaud, Alain Oriol et Michel Mazériès.

Les magazines se déclinent selon les âges : pour les plus petits, Picoti (9 mois à 3 ans), Toupie (3 à 5 ans, créé en...

L'avis des internautes

(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)
magnifique et excellent
Commentaire posté le 10/05/2007 13:32 par tibo
Ce lvre est vraiment bien j'ai bien aimé les mots bizarres comme les insultes que j'ai pu répéter a mon frère.......je fais mon exposé de francais dessus
Commentaire posté le 10/11/2006 17:39 par anonyme
ce livre est genial
mais moi qui n'est que ans j ai eu un peu de mal
Commentaire posté le 07/11/2006 11:00 par louis
Super!!! les personnage sont bien décrit mais il faudrait plus d'image car j'ai quelques fois eu de la misère a me les imaginer
Commentaire posté le 06/10/2006 17:04 par audree_marcotte