L'avis de RicochetNous sommes en 1957, en pleine guerre froide. Les Etats-Unis et l'URSS visent l'espace où ils veulent être les premiers. Sur la base de Baïkonour, les Russes lancent une fusée malgré une pluie de météorites qui menace. La fusée, frappée par les météorites, retombe sur terre mais l'équipe chargée de la récupérer dans le plus grand secret est décimée par un virus extraterrestre. Le docteur Voronov, chef de la clinique du KGB, isole la souche du virus et l'utilise pour assassiner les dirigeants du Kremlin et les chefs d'état occidentaux. Son assistante, Nastasia Wardynska (au charme de laquelle Francis Blake ne semble pas insensible d'ailleurs !) fait passer à l'ouest un échantillon du virus avant d'être arrêtée par le KGB. Blake et Mortimer partent alors à Moscou et trouvent sur leur chemin l'infâme Olrik …
Non, Jacobs ne se retournera pas dans sa tombe quand il lira La Machination Voronov car ce deuxième tome des aventures de Blake et Mortimer après E.P.J. ne le trahit en rien. Après J. Van Hamme et Ted Benoît dans « L’Affaire Francis Blake », ce sont deux autres grands auteurs qui se sont attelés au délicat exercice de reprise. Le pari était risqué et on les attendait au tournant. Comment A. Juillard, le dessinateur réaliste des Sept vies de l'Epervier, a-t-il pu ainsi passer à la ligne claire des années cinquante ? Au terme d'un travail acharné (quatre jours pour une planche) et d'une grande rigueur, avouant par exemple qu'il a eu un mal de chien à dessiner Blake correctement. Saluons aussi le travail que Didier Convard a accompli dans la mise en couleurs, il parvient à restituer la luminosité des albums de Jacobs, notamment dans La Marque jaune, avec des couleurs primaires en arrière-plan afin que les personnages prennent plus de relief. Enfin, les lecteurs avertis trouveront au fil des planches quelques clins d'œil et références, p. 9 avec Miss Pound (référence à Moneypenny, la secrétaire amoureuse de James Bond) ou p. 55 avec un hommage à Hergé et à l'album Tintin au pays de l'Or noir. Catherine Gentile Voir la chronique de Catherine Gentile
L'éditeur : DargaudFondé par Georges Dargaud en 1936. En 1946, Dargaud lance Bob et Bobette, puis plusieurs périodiques familiaux comme Chic de Paris ou A tout couer. Cet éditeur reprend par ailleurs Rustica et l'Automobile Magazine.
En 1948, il emporte son premier grand succès éditorial, avec la version française de... |