L'avis de RicochetVoici le 5ème volet d’une excellente série médiévale pour rire, créée par Sfar qui passe ici la plume à Morvan pour le scénario.
Le principe : imaginer ce que pouvait bien être l’enfance de Merlin, l’enchanteur, lui que l’on représente toujours en vieillard doté d’une barbe blanche.
Dans la série, Merlin est tout jeune, il porte une espèce de grande robe bleue qui le gêne parfois dans ses mouvements, et un bonnet, bleu également, qui lui tombe sur les yeux. Il est accompagné dans ses aventures par deux joyeux compères, Tartine et Jambon : le premier un ogre repenti et devenu gentil ; le second, un homme transformé en cochon à la suite d’une malédiction.
Après avoir croisé moults preux chevaliers et bonnes bestioles sorties du roman de Renart dans leur précédente aventures, notre trio rencontre enfin la douce Iseult. Celle-ci ne va pas fort car son père veut la marier à une brute tandis que Tristan, qui l’aime pourtant, a fort à faire pour prouver sa bravoure. C’est alors qu’elle croise Tartine qui tombe illico amoureux et gaga de la belle. Celle-ci profite de l’aubaine et de la naïveté de son amoureux et s’installe chez les trois amis. Mais la romance se gâte bientôt et il faut, tant mieux que mal, que tout rentre dans l'ordre ...
Bien sûr, nos auteurs prennent des libertés avec LA littérature et nous entraînent dans un univers toujours décalé et référencé. Mais on se s’ennuie jamais à suivre ces personnages attachants, pleins d’énergie et de vie. Le dessin de Munuera est toujours très alerte, les anachronismes donnent du piment au récit et les dialogues toujours accrocheurs. Catherine Gentile Voir la chronique de Catherine Gentile
L'éditeur : DargaudFondé par Georges Dargaud en 1936. En 1946, Dargaud lance Bob et Bobette, puis plusieurs périodiques familiaux comme Chic de Paris ou A tout couer. Cet éditeur reprend par ailleurs Rustica et l'Automobile Magazine.
En 1948, il emporte son premier grand succès éditorial, avec la version française de... |