L'avis de RicochetClara Saint-Léger, orpheline métisse, est passionnée de voile. Lors d’une régate, au milieu d’une tempête, elle découvre un vaisseau fantôme. Elle réchappe de peu au naufrage de son voilier. Plus tard, Clara hérite de son père et découvre ses origines : l’amour maudit d’un jeune homme Saint-Léger et d’une esclave noire qu’il était censé vendre, au tout début du XIXème siècle. Elle apprend aussi que cette esclave, Isora, s’en est profondément voulu de ne pas avoir pu sauver ses compagnons d’infortune et son mari blanc pendant leur traversée navale. Aidée de Pierre et Vivien, Clara va revenir sur le vaisseau fantôme qu’elle comprend être celui de son ancêtre, et délivrer les esclaves enchaînés avant le naufrage du bateau. Saint-Léger et Isora meurent ensemble.
Brigitte Aubert et Gisèle Cavali excellent à distiller un suspense jusqu’au bout de l’intrigue. Le lecteur comprend assez rapidement de quoi il retourne, mais ne s’attend pas à ce que les événements se déroulent de cette façon. Le Maléfice d’Isora ne prétend pas à un style et une langue compliqués, ne donne pas de leçon citoyenne et moralisante sur l’esclavage. La narratrice Clara n’expose pas ses états d’âme, sûrement assez complexes, à propos de la perte de ses parents. L’ouvrage charme et divertit sans complexe, il s’apparente à un genre trop rare aujourd’hui que l’on pourrait qualifier de bonne « littérature populaire ». On en redemande ! Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Magnard JeunesseQuand il crée les Editions Magnard en 1933, Roger Magnard est représentant en papeterie. Roger Magnard invente le cahier de vacances, un produit à la fois pédagogique et ludique. Avec sa familiarité du réseau de librairies, ses produits sont rapidement diffusés.
Dès 1936, Roger Magnard s'est... |