L'avis de RicochetRappel du premier tome, No Pasaran, le jeu (1994) : Eric, Thierry et Andreas, trois collégiens, se retrouvent piégés par un jeu vidéo, l’Expérience Ultime, qui entraîne réellement les joueurs dans des épisodes de guerres historiques. Eric et surtout Thierry sortent difficilement vivants du jeu, mais Andreas – qui, il faut le noter, est particulièrement violent et raciste - reste bloqué dans la rafle du Vel d’Hiv de 1942…
Trois ans plus tard, Eric et Thierry ne parlent plus de leur aventure. Au hasard d’une émission de télévision sur les dangers des jeux virtuels, Thierry reconnaît Andreas et soupçonne qu’il a disparu à l’intérieur du jeu. Aidé d’Eric et de leur nouvel ami Khaled, ils vont essayer de le sauver. Eric pénètre dans la scène du Vel d’Hiv en tant que policier français chargé d’arrêter tous les Juifs. Il sauve ceux qu’il peut. Et retrouve Andreas dans les toilettes, qui malheureusement l’assomme. Au même moment, en 2005 dans le monde réel, Thierry comprend qu’Andreas a franchi un pas de trop, il est remonté dans le temps pour de vrai et on ne peut pas le sauver… A suivre !
Aaahhh ! ! ! Combien de lecteurs et de lectrices vont enfin être contentés avec cette suite tant attendue du brillant No Pasaran, le jeu ?
On retrouve le même narrateur omniscient, le même suspense, le texte en paragraphes alternant les différentes intrigues… Je ne m’attarderai pas sur la qualité littéraire de l’ouvrage, qualité que l’auteur prouve une fois encore. Mais cette suite est réussie avant tout parce qu’elle est autre. Les intrigues secondaires sont bien travaillées, plus que dans le premier opus. Le jeu n’est plus seulement au cœur de l’histoire. Elena, en jeune mannequin yougoslave, Gilles en Irak après la Seconde Guerre du Golfe interviewant des soldats américains, Khaled et sa famille porteurs d’un Islam traditionnaliste ou « occidentalisé », en tout cas victimes du racisme, sont autant de contrepoints importants d’Andreas, le retour. Le talent de Christian Lehmann consiste à alterner les histoires et à les faire intervenir à des moments propices pour une mise en parallèle intéressante (par exemple, passer du nombre approximatif de victimes en Irak à la mise en route de la rafle du Vel d’Hiv…). No Pasaran, le jeu, en 1994, était axé sur les jeux vidéo, les risques de confusion réel/virtuel, Andreas, le retour vise les grandes problématiques de 2005 : la place de la religion, les régimes politiques islamiques… En fait, chacun des tomes est parfaitement en prise avec son temps. Avec toujours en toile de fond, universelle et traversant les âges, la guerre.
On peut légitimement s’attendre à une suite, Eric restant assommé dans les toilettes du Vélodrome d’Hiver par ce jour fatidique de juillet 1942 à la fin du livre, et Christian Lehmann posant cette petite phrase en postface « Tout ceci, et ce qui suivra… est de votre faute ;-) ». Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Ecole des Loisirs (L')En marge de la maison d'édition scolaire "L'Ecole", Jean Fabre crée en 1965 les éditions de L'Ecole des Loisirs. Avec Jean Delas et Arthur Hubschmid, ils vont constituer, au cours des années, un fonds de valeurs sûres de l'édition de jeunesse, venant du monde entier, qui leur permettra d'imposer leurs... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)J'ai hâte de lire Andreas, le retour...
j'attends la suite! Si il y en a une ...quand sort elle ? merci
Merci d'avance, un de vos lecteurs
merci ne nous faire rappeler que l'Histoire n'est pas rose et qu'au file des annees ca ne s'arrange pas ...