L'avis de RicochetLe grand-père maternel de Judith, dont elle ne connaissait même pas l’existence, est décédé. Accueillie glacialement à la propriété de la Châtaigneraie, elle comprend que sa mère ait fuit sa famille très jeune. Au fil des jours, Judith, qui ne se laisse pas faire, découvre des secrets qui expliquent bien des souffrances. Sa grand-mère est la fille d’un Allemand nazi et d’une jeune juive. Cette prétendue « tare » originelle l’a empêché de jamais s’épanouir et d’aimer ses propres enfants. Une fois ce secret découvert dans le testament du grand-père, les relations familiales s’améliorent.
Une fois de plus, Yaël Hassan confirme son talent à exprimer dans une fiction les rapports souvent délicats et secrets entre générations, et l’importance du passé dans les situations actuelles des familles. Certes, le thème du nazisme se pressent assez longtemps à l’avance et il n’y a pas de véritable surprise dans l’intrigue (attention, très bien construite au demeurant), mais tout l’intérêt de l’ouvrage est dans la description des sentiments des personnages et en particulier ceux de la narratrice Judith, électron libre dans un agencement policé. Par elle, la pyramide familiale en train de se craqueler après la mort du patriarche a une chance de se reconstituer, sous une nouvelle forme, plus libre et aimante. Un roman émouvant. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : CastermanCréée en 1780 par Donat Casterman, cette entreprise d'imprimerie et d'édition se succède de père en fils depuis plus de deux siècles. En 1934, Louis Casterman prend le relais du Petit Vingtième pour la publication en recueil des Cigares du Pharaons, le quatrième épisode des aventures de Tintin... |
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