L'avis de RicochetA la mort de sa mère, sa seule famille dans le bidonville, le jeune Nino part mendier en ville, à Rio de Janeiro. Enfant des rues parmi tant d’autres, il cherche avant tout à manger et à dormir pour rêver. Il s’imagine en songe riche et heureux, rencontre parfois le Christ qui lui dit l’avoir choisi pour « construire un monde meilleur » (p. 25). Finalement embauché par un homme riche et compatissant pour s’occuper de sa mère grabataire, Nino commence une nouvelle vie.
Cette histoire de sa vie est celle que Nino fait à la mère de son employeur quand il la rencontre, mais on ne comprend cette astuce qu’à la fin. Cette construction de récit enchâssé se double de digressions, les rêves de Nino, qui ponctuent le texte indiqués par l’emploi de l’italique. Témoignage réaliste d’une situation effrayante, L’Enfant qui voulait dormir parle concrètement de la faim, du froid qui rendent Nino animal et l’empêchent d’avoir toute vision à long terme. Quelques bonnes âmes aident ponctuellement le garçon (voir le bel épisode dans le restaurant japonais), mais la fin heureuse est trop subite pour être crédible. Dommage, cela ôte de l’intérêt à un ouvrage par ailleurs bien nuancé. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Grasset Jeunesse Le secteur jeunesse des Éditions Grasset, fondées en 1907 et fusionnées en 1967 avec les Éditions Fasquelle, est créé en 1973 par François Ruy-Vidal, accueilli par Jean-Claude Fasquelle, qui fait le pari de s’adresser aux plus jeunes et se tourne vers des auteurs de renom, Jean-Claude Brisville, Jacques... |