L'avis de RicochetRachel Hausfater nous invite à un long poème sur la nostalgie de l’enfance révolue, temps du bonheur où tout était simple, mais aussi et en même temps sur l’envie de grandir et le sentiment que l’avenir ne peut être que radieux. Entre ces deux pôles contradictoires, Rachel supporte, subit au présent le tunnel noir de l’adolescence.
Le livre est organisé en courts chapitres à la thématique forte : « la nuit », « mon corps », la mère (« elle »), le père (« lui »), « dehors »… qui donnent lieu à chaque fois à une comparaison enfance/adolescence rendue visible par des encres de couleurs différentes. Les mots mis sur cette période difficile sont sincères, extrêmement justes. Ils touchent dans le vif, et rassurent aussi. Une écriture pas forcément facile pour un thème commun de la littérature de jeunesse, qui renouvelle brillamment l’approche de l’adolescence et a un impact fort.
On admire la capacité de l’auteur adulte à se re-glisser avec autant de brio dans une époque de sa vie qu’elle a dépassée aujourd’hui. Elle parvient à mettre en pratique le proverbe « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait » dans une véritable aide à vivre. La littérature de jeunesse manque de ces « confessions » simples et directes, optimistes et lucides.
« Un jour,
mon demain viendra,
après commencera,
et j’habiterai chez moi » (p. 120) Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : La Martinière jeunesse Dès leur création, par Béatrice Decroix en 1995, les Editions De La Martinière Jeunesse innovent en proposant des essais qui répondent aux questions des adolescents. Pionnières en la matière, les collections « Oxygène », « Hydrogène » et « Ados »... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)(sauf ma part) /
Ceux qui meurent en vain doivent vivre /
(mais pas chez moi)." [p.87]Rarement une lecture m'a ainsi énervée.
Peut-être est-ce parce que je n'ai pas aimé ma propre adolescence (qui, il me faut bien l'avouer, ressemblait fort à ce qu'en dit Rachel Hausfater)?