Un Foulard pour Djelila


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Un Foulard pour Djelila

Un Foulard pour Djelila

Auteur : Amélie Cantin
Editeur : Milan
Collection : Milan Poche Junior
Mars 2005
Roman à partir de 12 ans
Thèmes : Religion, Banlieue, Religion, spiritualité

L'avis de Ricochet

La famille Chebli vit tranquillement à la Cité des Lilas. La pratique souple de leur religion (musulmane) ne leur a jamais posé de problèmes. Mais leurs deux filles grandissent et veulent s’affirmer. Djelila aime le sport, les garçons, sortir, boire avec ses amis. Sohane, l’aînée beaucoup plus réservée, réprouve le comportement de sa sœur. Pour la provoquer et pour l’inciter à plus de retenue, elle décide de porter le foulard. Mais elle n’a pas mesuré les conséquences de ses actes et, renvoyée du lycée, elle doit passer son bac par correspondance. Sohane continue sa vie de jeune fille « moderne », sans se rendre compte que des garçons de la cité la surveillent… Le drame arrive un soir : Djelila est brûlée vive dans une cave.

Le présent du livre se situe un an après la mort de Djelila, lors d’une commémoration. Sohane repasse les évènements dans sa tête, et nous la suivons. Dès le départ, nous sommes donc prévenus : Djelila n’est plus. Nous avons donc un recul par rapport au texte et un point de vue, une façon de le lire particulière : chaque situation devient signifiante, alors que Djelila prend tout à la légère. L’auteur peut, avec ce procédé, passer également très rapidement sur la mort de Djelila, et éviter des détails morbides qui auraient pu paraître complaisants. Mais cela n’enlève rien à l’intensité et la violence du moment, au contraire peut-être : le lecteur attend, appréhende, croit deviner.

Un Foulard pour Djelila, sur un sujet d’actualité rebattu (mais pourtant, j’y pense, peu traité directement dans la fiction jeunesse), évite les principaux écueils, et, mieux, cherche à aborder la question de la place de la religion de différentes manières. D’un côté, il est traité de l’intégrisme, avec Djelila à qui le choix de sa vie est dénié par des jeunes hommes désoeuvrés reportant tout leur intérêt sur la religion, phénomène hélas courant. D’un autre côté, on parle de la place des signes religieux dans la société, et plus particulièrement du port du foulard à l’école et de sa signification pour celle qui le porte, une jeune fille qui, comme Sohane, ne veut pas forcément provoquer. Ce faisant, le livre démêle les fils d’un débat de société complexe et trop souvent perçu comme une globalité : le lecteur distingue les facettes qui le composent. Ne serait-ce que pour cela, on le conseillerait. Sa qualité littéraire n’est pas mauvaise, évidemment toute l’intrigue est tendue vers une démonstration et cela lui coupe les ailes, mais sans doute peut-on passer sur cet aspect, il en vaut la peine.

Sophie Pilaire
Voir la chronique de Sophie Pilaire

L'éditeur : Milan

Installé à Toulouse, Milan est d'abord un groupe de presse spécialisé dans la presse enfantine. Il est fondé par Patrice Amen, Bernard Grimaud, Alain Oriol et Michel Mazériès.

Les magazines se déclinent selon les âges : pour les plus petits, Picoti (9 mois à 3 ans), Toupie (3 à 5 ans, créé en...

L'avis des internautes

(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)
Ce livre est super!!!
Commentaire posté le 31/05/2007 10:34 par lea.gerst
j'adore ce livre
Commentaire posté le 05/12/2006 11:46 par MELANIE ET ESTEVE
Je n'aime pas vraiment lire, mai ce livre, j'ai aprécié, et c'est dur pour les jeunes filles comme moi, qui veulent porté le foulard mai qui ne peuvent pa !!!
ce livre est magnifique, car se sont des faits qui pourraient vraiment se produire!
J'ai trouvée ce livre magnifique j'ai adoré !!