L'avis de RicochetQuand un fox-terrier arrive dans la famille de Tania, ce sont les aventures qui commencent. Natalia Noussinova compose un beau portrait de famille, où chaque membre est un personnage de caractère. Du grand-père Piotr Ivanovitch à la grand-mère Elisabeta Petrovna en passant par la mère qui sait jouer de sa beauté, lorsque la tranquillité de la famille est en jeu. Au milieu de tout ça, il y a Djerik qui bénéficie d’une place privilégiée que Tania et les siens doivent sans cesse défendre. Les temps sont durs : on est à l’époque soviétique où chacun s’épie, où on ne rigole pas avec le règlement et où il faut passer devant une commission de sortie de territoire pour pouvoir aller à l’étranger. Par le biais de Tania et de sa naïveté, l’auteur pose des questions sur la société, cette époque particulière et les agissements des uns et des autres. « Qu’est-ce que ça peut bien leur faire qu’on soit juifs ? », s’interroge la petite fille. « Qu’est-ce qu’ils ont, ils sont jaloux ou quoi ? ». Un petit air d’autrefois flotte sur ce roman qui nous plonge dans un univers agité mais chaleureux, où la famille représente quelque chose d’essentiel. Pascale Pineau Voir la chronique de Pascale Pineau
L'éditeur : Ecole des Loisirs (L')En marge de la maison d'édition scolaire "L'Ecole", Jean Fabre crée en 1965 les éditions de L'Ecole des Loisirs. Avec Jean Delas et Arthur Hubschmid, ils vont constituer, au cours des années, un fonds de valeurs sûres de l'édition de jeunesse, venant du monde entier, qui leur permettra d'imposer leurs... |