L'avis de RicochetUn jeune homme recherche la personne à qui on a greffé la peau de sa mère morte (Le Fils), des androïdes remplacent les aides-soignants dans les maisons de retraite (Job d’été) ou une maîtresse dans le cœur d’un savant (La Rose), une femme refuse de montrer son visage après avoir mis une crème anti-âge (La Femme voilée), etc.
Faisant suite à Mauvais Sangs dans la même collection, Sarah Cohen-Scali propose huit autres nouvelles fantastiques. Elles ont en commun de se bâtir sur une peur de notre inconscient collectif : préjugé, superstition, sujet d’actualité polémique… Certaines peuvent mettre mal à l’aise, par exemple quand elles touchent au corps (Le Fils, La Rose). Celles sur la vieillesse - La Femme voilée, Job d’été - sont effrayantes de réalisme potentiel. Une seule demeure complètement positive, Le Puits, qui joue sur la puissance de l’amour. Pour garder un effet final de surprise, le narrateur est le plus souvent externe, un « je » intervenant quand il s’agit de cacher une identité (Le Témoin) ou d’accentuer l’aspect psychologique (La Femme voilée). L’Echange, bâtie sur le thème d’un contrat de dupes avec le Diable, s’apparente à un conte traditionnel. L’ensemble se lit plaisamment, valant certainement plus pour ses histoires pleines de suspens que pour son écriture toute efficace. Cependant, nous sommes nettement au-dessus des Chair de Poule ou des autres Midnight Library plus récents : ici, le lecteur est invité à réfléchir sur lui-même. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Père Castor FlammarionL'apparition, en décembre 1931, des Albums du Père Castor marque un tournant décisif dans l'évolution du livre pour enfants en France.
Fondées par Paul Faucher (1898-1967), un jeune libraire passionné de pédagogie qui avait créé le Bureau français d'Education nouvelle et la collection "Education" chez... |
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