L'avis de RicochetUne petite fille sans colonne vertébrale, sanglée dans un corset de bois, a besoin de changer ce dernier pour grandir, et, de chenille, devenir papillon. Mais le bûcheron qu’elle rencontre refuse de couper le dernier arbre de la forêt, celui sous lequel il est né…
Curieuse pièce que celle proposée par Stéphane Jaubertie, troublante avec son symbole très fort de la colonne vertébrale. Les deux personnages principaux se racontent leur passé, miment des souvenirs avec l’aide d’un troisième personnage, la « présence » qui tient les divers rôles nécessaires. Les histoires sont relativement tristes, racontées avec quelques traits poétiques (voir les énumérations d’espèces d’arbres) et un certain humour (« Le bûcheron.- Bourrique ultra-libérale, moi ! Qui débite un maximum à mon profit sans me soucier des autres ! », p. 22). Elles nous parlent de capitalisme, de la recherche du profit qui étouffe l’humain (au sens strict du terme, pour la petite fille). Le résultat est décalé, étrange mais toujours signifiant. Bien que convenue, la fin pleine d’espoir clôture parfaitement la pièce. Jeune auteur déjà primé à plusieurs reprises, Stéphane Jaubertie dit beaucoup en – paradoxalement – une grande imagination et peu d’effets. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Editions ThéâtralesCréées dans les années 80, les éditions Théâtrales sont aujourd’hui l’une des plus importantes maisons d’édition spécialisées dans le théâtre contemporain. Leur démarche est de faire découvrir des auteurs et des textes contemporains qui n’ont pas encore été publiés ou montés. Leur catalogue comporte une... |