L'avis de RicochetEn 1930, Henri Guillaumet fait partie de l’Aéropostale, compagnie d’avions qui achemine le courrier à travers le monde. Lors d’un voyage au-dessus des Andes, il est contraint d’atterrir en catastrophe près d’un lac. Alors que des recherches s’engagent pour le retrouver, Henri Guillaumet va, pendant quatre jours et quatre nuits, traverser à pied les montagnes pour rejoindre la plaine. Un dur exploit qui ne parviendra pas à lui faire perdre le goût de voler.
Spécialiste de la vulgarisation scientifique auprès des jeunes, Philippe Nessmann s’empare ici du plus vieux rêve des hommes : voler. Si l’on rencontre bien Mermoz, Saint-Exupéry, nous nous attachons ici aux pas d’un aviateur moins connu, Henri Guillaumet. Comme à son habitude, l’auteur mêle intimement les aspects documentaire et personnel (le cahier iconographique central présente ainsi des photos d’époque et des schémas d’avions). La première partie du livre donne le point de vue de ceux restés à terre : ses collègues et amis, son chef, sa femme adorée. D’heure en heure, la tension monte et chacun craint le pire. La deuxième partie nous ramène auprès du héros perdu dans les Andes, et ses pensées sont exprimées heure après heure, avec une sincérité et une émotion qui font oublier la fiction. Guillaumet semble s’être accroché à la vie d’une part grâce à son caractère obstiné, d’autre part par amour pour sa femme. Le froid a manqué lui faire perdre la raison, ce qui donne lieu à des souvenirs, des conversations imaginaires avec ses proches. Riche, fort, ce roman qu’on dévore illustre brillamment la devise de l’Aéropostale : « le courrier doit passer ». Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Père Castor FlammarionL'apparition, en décembre 1931, des Albums du Père Castor marque un tournant décisif dans l'évolution du livre pour enfants en France.
Fondées par Paul Faucher (1898-1967), un jeune libraire passionné de pédagogie qui avait créé le Bureau français d'Education nouvelle et la collection "Education" chez... |