Ce héros n'est pas mon père


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Ce héros n'est pas mon père

Ce héros n'est pas mon père

Auteur : Calouan
Editeur : 400 coups (éditions Les)
Collection : Connexion
Avril 2008 - 10 Euros
Roman à partir de 13 ans
ISBN : 978-2-89540-365-4
Ce livre fait partie de la sélection de Ricochet
Thèmes : Adolescence, Amour, amitié, famille, relation à soi, aux autres

L'avis de Ricochet

Caroline habite chichement dans une cité avec sa sœur et sa mère, depuis que le père les a abandonnées lorsque les deux filles étaient petites. Le quotidien n’est pas toujours rose, et Caroline s’invente, puis raconte aux autres, un père au métier toujours plus captivant : dessinateur de dessin animés, explorateur, ambassadeur… Elle explique ainsi son absence tout en espérant un retour. Jusqu’au jour où Sandrine arrive au collège. Enfant plutôt heureuse, Sandrine va entourer Caroline de gentillesse, percer sa carapace et l’amener à vivre dans la réalité.
Calouan (ce n’est pas très loin phonétiquement de Caroline…) s’est inspiré de ses propres souvenirs d’adolescence pour écrire ce fin roman du quotidien. Les années 1980 ressuscitent solidement mais sans excès, des joueurs de foot aux marques de nourriture, en passant par les habits, les chanteurs… Sur cette trame, la narratrice – Caroline, donc – raconte avec lucidité les journées au collège (où elle est bonne élève), les soucis financiers à la maison, ses rapports difficiles avec sa mère. L’héroïne n’est pas en rupture de ban, elle est seulement bloquée dans son développement à cause du secret entourant son père. Elle préfère (se) mentir tout en sachant que c’est une impasse : « Un jour je vais me secouer et commencer à le chercher au lieu d’inventer d’incroyables sornettes. » (p. 13). Sandrine, vraie amie, et sa famille accueillantes vont d’abord constituer un refuge pour elle, où elle pourra exprimer ses douleurs. Puis les parents de Sandrine, en forçant avec délicatesse le mystère, démystifieront l’existence idéale du père et offriront à Caroline la possibilité de choisir son avenir en toute connaissance de cause. L’écriture hyper-sensible, en phrases courtes, suit exactement la pensée de la narratrice, s’attarde sur des détails signifiants, des petites joies et peines qui en veulent dire de plus profondes. Ni tragique ni léger, à l’histoire simplissime, le roman est alors naturellement réaliste, universel, intemporel : à lire d’urgence.

Sophie Pilaire
Voir la chronique de Sophie Pilaire

L'éditeur : 400 coups (éditions Les)

Les Editions Les 400 Coups existent au Québec depuis 1994 et ont progressivement pris pied en France à l'aube de ce nouveau siècle. Consacrées à plus de 80% à l'édition jeunesse, les 400 Coups, à travers toute une série de collections ( "Comme 3 pommes"," Ma langue au chat", "Grimace",...

L'avis des internautes

(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)
J'ai ouvert le livre, j'ai plongé dedans et je ne l'ai refermé qu'une fois lu ! On s'attache tout de suite aux personnages surtout à cette petite Caroline qui parle avec les mots de la vie.
Une très belle écriture et une histoire toute en sensibilité et réalisme. J'ai adoré !
Commentaire posté le 05/12/2008 22:35 par Marie Zim