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Babar, Harry Potter (On ne prête qu'aux riches) & Cie…

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Patrick Couratin
13 novembre 2008

Riche, en effet, cette exposition. Trop riche peut-être.

Des images, beaucoup d’images, de belles images.

Je me suis promené dans cette exposition d’un pas de sénateur, allant d’une vitrine à l’autre, laissant mon regard se poser au hasard, comme un enfant devant les vitrines de Noël.

Pourtant, quelque chose m’a empêché de sourire.

Là, dans un coin, un peu tristes, quatre livres ouverts : Les Trois Brigands, Max et les Maximonstres, Sans fin la fête et Les Larmes de Crocodiles. Quatre livres qui ont fait ce que je suis aujourd’hui quand étudiant dans une école d’art à la fin des années soixante je les ai
découvert. Quatre auteurs, Ungerer, Sendak, Delessert et André François. Quatre auteurs publiés par trois éditeurs : Robert Delpire, L’école des Loisirs et Harlin Quist. Trois éditeurs qui m’ont fait découvrir qu’un livre était plus qu’un texte et des images, que c’était aussi une rigueur
graphique et une fabrication irréprochable. Trois éditeurs qui ont fait exploser l’édition du livre jeunesse. Et là, derrière cette vitrine, ces quatre livres enfermés qui en disent plus que quatre mille.

Patrick Couratin a été illustrateur, puis affichiste prolifique et éditeur. Il a contribué aux Editions Harlin Quist, comme artiste puis comme éditeur. Il fut le directeur artistique de Okapi durant de nombreuses années. Il a aussi coédité des albums avec le Seuil, puis avec les Editions du Panama.

Max et les Maximonstres de Maurice Sendak